Le traumatisme complexe résulte de violences répétées, prolongées ou survenant dans des relations où il était impossible de se protéger ou de fuir, comme les violences sexuelles, les violences conjugales, les maltraitances durant l’enfance ou les situations d’emprise.
À la différence d’un traumatisme lié à un événement unique, il s’inscrit dans la durée et transforme profondément le fonctionnement psychique, corporel et relationnel de la personne.
La Classification internationale des maladies (CIM-11) de l’Organisation mondiale de la Santé reconnaît aujourd’hui le traumatisme complexe comme une forme spécifique de trouble de stress post-traumatique, caractérisée par des difficultés persistantes de régulation émotionnelle, une altération de l’image de soi et des difficultés relationnelles.
Le traumatisme complexe ne touche pas uniquement la mémoire des événements vécus. Il modifie durablement la manière dont une personne perçoit son corps, ses émotions, les autres et le monde.
Il peut notamment se manifester par une hypervigilance permanente et des difficultés à réguler les émotions. Des phénomènes dissociatifs ou un sentiment d’être coupée de soi-même peuvent également apparaître, ainsi que des états de figement ou d’effondrement.
Le traumatisme complexe peut aussi entraîner des troubles du sommeil et de la concentration, une perte de confiance en soi et dans les autres, ou encore des difficultés à poser des limites et à se sentir en sécurité dans les relations. Il peut enfin affecter profondément le sentiment d’identité.
Ces manifestations ont souvent un retentissement majeur sur la vie quotidienne, les relations affectives, la vie professionnelle, la santé physique et la capacité à se projeter dans l’avenir.
Le traumatisme complexe ne s’inscrit pas seulement dans les souvenirs : il modifie également le fonctionnement du système nerveux, les réactions corporelles et les mécanismes d’attachement.Certaines expériences traumatiques demeurent ainsi principalement enregistrées sous forme de sensations corporelles, de réactions physiologiques ou de réponses automatiques qui échappent largement au langage.
C’est pourquoi de nombreux chercheurs soulignent aujourd’hui l’importance d’associer les approches psychothérapeutiques à des interventions corporelles permettant de restaurer progressivement un sentiment de sécurité.
Proposant des actions de bercement dans de nombreuses structures, Ingrid initie les danseurs amateurs et professionnels comme le grand public à l’art du bercement, pour bercer les femmes, les mères, les hommes, les adolescents, bercer le corps social, les corps professionnels, les soignants et les structures de soin.
Son approche, Danser pour (se) soigner, a permis de faire entrer la danse dans des structures comme la Maternité des Lilas, l'Hôpital Mère-Enfant de l’Est Parisien, Les Cabanes des 1000 premiers jours, le réseau de soutien à la parentalité des Pâtes au Beurre...